Voyage


Europe

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Istanbul, une ville cosmopolite

Asiatique, européenne, chrétienne et musulmane, Istanbul est une ville riche et singulière.

Dès l’origine, Istanbul fait preuve d’originalité ! Cette ville qui compte plus de 13 000 000 d’habitants est bâtie sur deux continents (l’Europe et l’Asie), de part et d’autre du détroit du Bosphore. Là, la descendante de Byzance offre une richesse culturelle incroyable, fruit de ses millénaires d’Histoire.

Il règne à Istanbul une ambiance unique. Cette ville qui oscille entre tradition et modernité est sans cesse en effervescence. Les jeunes qui sortent de boîte au petit jour sont bercés par le chant du muezzin. Les femmes portant un tchador côtoient les étudiantes en jean-baskets, les sœurs catholiques croisent les prêtres orthodoxes. Même si les populations d’origines sociales, ethniques ou religieuses différentes ne se mélangent pas toujours, elles se tolèrent largement. Cependant, ne vous attendez pas à voir des Turcs habillés en derviches tourneurs à tous les coins de rue : c’est perdu d’avance !

Surnommée la ville aux 500 mosquées, Istanbul possède une richesse architecturale extraordinaire. De la célèbre Mosquée Bleue qui arbore six minarets à celle d’Ayasofya, ancienne église chrétienne devenue aujourd’hui musée, en passant par le palais de Topkapi, il y a de quoi en prendre plein les yeux, à condition d’être patients. Victimes de leur succès, les monuments sont souvent assaillis de touristes.

Construite sur sept collines, la ville est composée de milliers de petites rues qui montent et descendent, le parcours s’annonce donc un peu sportif ! La tour de Galata, dans le quartier du même nom, offre une vue panoramique de ce labyrinthe de ruelles.

En redescendant avec le tramway on aboutit forcément au le Grand Bazar, cette caverne d’Ali Baba aux mille couleurs. En chinant, on tombe souvent sur de petits trésors.

En fin de journée, au coucher du soleil, l’ambiance change. La ville est ses minarets s’illuminent. C’est la nuit que l’Istanbul branchée se révèle. De plus en plus courues, les soirées Stanbouliotes n’ont rien à envier à celles de ses voisins européennes. À la sortie d’une des discothèques géantes près du Bosphore, n’hésitez pas à manger un délicieux kebab, évidemment incomparable avec ceux qu’on peut trouver chez nous !

 


Asie

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Sri Lanka : le triangle culturel en une semaine

Par quoi commencer ? Le sourire de la population qui est loin d’être un mythe, les paysages aussi variés que somptueux, la richesse culturelle de l’île ? Le Sri Lanka c’est tellement de choses à la fois, de couleurs, d’odeurs et d’ambiances…

Anciennement nommée Ceylan, l’île a une histoire longue et complexe. De colonisations (portugaise, hollandaise et anglaise) en mouvement d’indépendance, la guerre civile entre ethnies va exploser en 1983. Entre Tamouls et Cinghalais, ce conflit aura fait plus de 100000 morts. Le retour au calme date de 2009, le mois de mai sonne la fin officielle de la guerre. Même si l’armée reste assez présente au Nord, cette partie du pays est désormais rouverte au tourisme.

Bien que les routes soient en bon état, il faut en général beaucoup plus de temps pour relier un point A à un point B que ce que l’on croit ! Si vous n’avez qu’une semaine, il est important de cibler les endroits à visiter si vous ne voulez pas passer votre temps dans les transports. Je vous propose donc un petit parcours : une semaine pour visiter le triangle culturel. Situé en plein cœur de l’île, il concentre l’essentiel du patrimoine archéologique du pays.

  • Jour 1  / Arrivée (3 nuits à Dambulla) :

Bon, on commence fort ! Essayez de prendre directement la route après votre arrivée à l’aéroport de Colombo, direction Dambulla qui sera le point de départ du voyage. Environ 150km séparent les deux villes, mais il vous faudra près de 4h pour les relier… J’avoue qu’après le vol, la fatigue commence à se faire sentir, mais au moins, vous serez d’attaque dès le lendemain matin.

  • Jour 2 :

Tout dépend de votre façon de voyager, mais si vous n’êtes pas du genre sac à dos + improvisation, un hôtel à Dambulla pour ces trois premiers jours me semble idéal.

Vous pouvez démarrer le parcours en passant par Aukana. L‘occasion pour vous de découvrir une statut de Bouddha de 12m, directement taillée dans le granit, datant du Ve siècle. C’est un bon moyen pour se mettre tout de suite dans l’ambiance !

Ensuite réservez entièrement votre après-midi pour explorer Anuradhapura. Ancienne capitale du Sri Lanka, cette cité est considérée comme « Ville sacrée » par l’UNESCO. On y trouve des merveilles d’archéologies et d’architectures, dont une des plus grandes dagobas du pays (monument bouddhique typique du Sri Lanka en forme d’hémisphère, contenant des reliques de Bouddha).

Vous pourrez admirer le temple qui renferme l’arbre sacré de Bhô, sous lequel Bouddha aurait reçu « l’illumination »… C’est un endroit vivant, empreint d’une spiritualité extrêmement forte qui nous envoute un peu malgré nous. A vivre !

  • Jour 3 :

Je vous propose d’enfiler vos baskets et de grimper les 1202 marches qui vous mèneront au sommet du Rocher du lion ! La montée est relativement simple, ceci dit, gare au vertige. Cette ancienne forteresse royale de Sigiriya a été taillée dans la roche il y a 16 siècles. Du haut de ses 370m, vous pourrez voir les anciens jardins du roi et le paysage des kilomètres à la ronde. Allez-y le plus tôt possible, vous éviterez ainsi le monde et la chaleur.

1h30 de route vous sépare du site archéologique de Polonnaruwa. Si vous ne voulez pas faire ça dans la précipitation, je vous conseille d’y consacrer tout l’après-midi (l’idéal est de partir vers les lieux en fin de matinée).

Il y a près de 1000 ans, cette ville était un important centre de commerce et un haut lieu religieux. Les ruines sont réparties en 5 zones et le vélo est un bon moyen pour se déplacer au travers de ces « pierres en mousses » ! Oui bon je dois avouer que c’est le surnom que j’ai donné aux ruines ! Je n’ai pas fait le voyage dans le bon sens et je suis arrivée à Polonnaruwa après trois jours de visites de ruines… Alors comment vous dire ? Des cailloux recouverts de mousse, j’en avais ras la casquette ! Mais je dois bien avouer que l’endroit est vraiment magnifique. Il faut aussi avoir une bonne imagination pour y resituer la vie et une bonne mémoire pour retenir les noms des rois ! Même si vous êtes moyennement fan d’archéologie, c’est un site à ne pas manquer. Vous croiserez probablement de nombreux singes entre le palais d’audience ou le Gal Vihara (ensemble des 4 Bouddhas) : méfiez vous, ils sont voleurs et pas toujours très gentils !

  • Jour 4 (2 nuits à Kandy) :

Direction Kandy pour la suite du voyage ! En partant de Dambulla, arrêtez vous au Temple d’Or. Un énorme bouddha doré offert par les japonais veille sur es visiteurs ! Au-delà de son entrée ultra kitsch, celui-ci renferme un ensemble de 5 grottes qui abritent peintures et sculptures ainsi que 150 représentations différentes de Bouddha.

Sur la route de Kandy, vous trouverez un jardin d’épices. Petite halte enrichissante qui vous permettra de découvrir que la muscade ou le curcuma ne se forment pas directement dans le pot en verre Ducros !

Arrivés à Kandy, vous ne pourrez pas passer à côté de la visite du Temple de la Dent Sacrée. Il renferme la plus grande relique bouddhique du pays : une dent du Bouddha (…). Salle des offrandes ou encore de l’éléphant Rajah, ce temple est un peu la Mecque des bouddhistes. Ils doivent faire le pèlerinage au moins une fois dans leur vie.

  • Jour 5 :

Après une bonne nuit de sommeil (les bouddhas dorés et les pierres en mousse ça fatigue !), direction la gare. Je vous propose d’aller visiter l’orphelinat des éléphants à Pinnawela. Prenez le train de Kandy jusqu’à Rambukkana, puis le tuk tuk jusqu’à l’orphelinat (plus rapide et plus pratique). A vrai dire, je n’ai pas tellement aimé cet endroit. Pour avoir vu les éléphants en Tanzanie dans leur milieu naturel, il me semble que cet orphelinat s’apparente plus à un zoo pour touristes avides de photos. Mais je me devais de le mentionner car pour ceux qui n’ont jamais vu d’éléphants, c’est un bon moyen de les approcher de très près et d’émerveiller les enfants. Le bruit des chaines à leurs pieds ne laisse cependant pas un très bon souvenir… Cette étape sera à l’appréciation de chacun.

Sur le chemin du retour, il faut absolument vous arrêter à Peradeniya pour visiter son jardin botanique. C’est l’un des plus beaux et des plus grands de toute l’Asie. Il compte environ 4000 espèces tropicales différentes ramenées par les anciens colons britanniques des quatre coins de leur empire. Ne ratez pas la maison des orchidées : splendide !

  • Jour 6 (1 nuit à Nuwara Eliya) :

Vous ne pouvez pas repartir du Sri Lanka sans vous arrêter dans la région de Nuwara Eliya (à 2h30 environ de Kandy). Perchée à 2000m d’altitude, elle était le refuge des colons anglais pendant les mois d’été, quand la chaleur envahi la ville. La cité est d’ailleurs surnommée Little England. Cette région est entièrement vouée à l’agriculture et à la culture du thé. Des plantations à perte de vue, du vert qui tapisse les collines, c’est bien d’ici que vient le fameux thé de Ceylan. Sur la route vous aurez de nombreuses occasions de vous arrêter pour visiter les usines et découvrir le processus de transformation du thé. En général, une dégustation est offerte.

Après avoir visité les champs de thé, la ville de Nuwara Eliya mérite aussi un petit coup d’œil. Un joli marché, des terrains de golf, un grand parc et la fameuse poste typiquement anglaise : vous pouvez jalonner la ville à pied, c’est le meilleur moyen d’apprécier son originalité.

Variante :

Si vous remplacez cette journée ou que vous rajoutez un jour à votre voyage, faites l’ascension du mont Adam (Adam’s Peak). C’est un lieu de pèlerinage sacré à 2200m d’altitude. Attention car la montée est très fatigante, il fait très froid en arrivant au sommet. Le plus souvent l’ascension débute la nuit pour arriver en haut au lever du soleil… Et là, aux lumières de l’aube, l’ombre du pic se reflète sur la montagne d’en face : féérique.

  • Jour 7 (1 nuit à Colombo) :

Pour rejoindre la capitale, Colombo, comptez environ 6 heures… La route est très longue et vous prendra presque toute la journée. Si vous partez tôt le matin de Nuwara Eliya, vous arriverez en début d’après-midi, ce qui vous laissera le reste de la journée pour visiter rapidement Colombo.

  • Jour 8 / Départ :

Voilà une idée de circuit pour un séjour d’une semaine au Sri Lanka. J’ai bien conscience que cela fait des journées très chargées, mais c’est la seule solution pour en voir le plus possible en un minimum de temps ! Le petit + si votre budget le permet : les Maldives sont seulement à 1h d’avion… A vous de voir !

Infos :

  • Il y a +3H30 de décalage avec la France en été et +4H30 en hiver.
  • La meilleure saison se situe entre janvier et avril.
  • Le visa n’est pas nécessaire mais il vous faut un ETA (Electronic Travel Authorization).
  • C’est un document certifié par l’immigration qui rend son accord par courrier électronique. Tout se fait par internet.
  • Aucun vaccin n’est obligatoire.
  • Attention à votre tenue vestimentaire. Pour entrer dans les temples on vous demandera toujours de vous déchausser (prenez une paire de chaussettes au cas ou, le sol peut être parfois très chaud) mais aussi d’avoir les jambes et les épaules couvertes. Pas de short et de débardeur (ou alors prévoyez un châle).
  • Au niveau des guides, le Lonely Planet est extrêmement précis sur les horaires et moyens de transport ainsi que sur les bons plans pour se loger (23€, 334 pages pour la dernière édition). Le Petit Futé quant à lui va à l’essentiel (4.95€, 140 pages). Les deux se complètent parfaitement.

 


France

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La Plage Casadelmar : le luxe les pieds dans l’eau

Direction la presqu’île du Benedettu, dans le golfe de Porto-Vecchio (Corse du Sud).

Vous n’imaginez pas le bonheur de retrouver la plage de Palombaggia ou encore Bocca de l’Oro, les lieux de vacances de toute mon enfance. L’endroit où j’ai appris à nager, celui du premier flirt d’été, de la première boîte de nuit à Via Notte, les copains de vacances que l’on retrouve chaque année…
Mais ça, c’était avant ! Cette fois-ci, je n’arrivais pas en conquérante sur les terres de mes exploits passés, mais bien en exploratrice d’un nouveau petit paradis : La Plage Casadelmar.

Cet hôtel est un peu comme une maison de vacances… version 5 étoiles ! C’est après le succès international du grand Casadelmar que Jean-Noël Marcellesi a décidé de reprendre un petit hôtel familial. Deux ans de travaux plus tard, c’est le 12 juillet 2012 que La Plage Casadelmar a ouvert ses portes. Juste à temps pour se tremper dans la piscine, à l’ombre des pins, ou flâner sur la plage au bord de l’eau cristalline et partir à la découverte des criques environnantes.

L’hôtel propose 15 chambres au style épuré. Faites de pierres et de bois, dans des teintes sobres qui rappellent celles de la plage et des rochers, elles baignent dans une atmosphère à la fois simple, chaleureuse et reposante. Seule touche de couleur flashy dans la chambre que j’occupais : un fauteuil orange et violet signé Marco Zanuso (designer italien), le fameux Lady chair.

Dans l’hôtel, tout est étudié pour avoir une sensation de repos et d’intimité. À commencer par l’entrée qui nous plonge immédiatement dans un « couloir bibliothèque » baigné par la lumière d’un petit patio. On peut évidemment y emprunter les livres. Lorsque l’on continue d’avancer, on tombe sur le bar avec un petit coin lecture. De jolis tabourets en bois, des canapés moelleux et encore d’autres Lady chair, vert émeraude aux pieds dorés, invitent à la détente.

La terrasse extérieure abrite un grill pour les déjeuners d’été, à déguster sur des transats en bois clair, recouverts d’énormes coussins orange.

Il est impensable de clore la description sans parler du restaurant… Délicats et raffinés, les plats proposés sont un régal. Pâtes à la langouste, coquelet à la broche, fritto misto et même la classique tomate/mozzarella deviennent tout à coup sublimes. Croustillante, fondante, goûteuse et juteuse, il est impossible de résister à la cuisine du chef.

Contact et information :

Presqu’Ile du Benedettu BP82

20538 Lecci de Porto-Vecchio Cedex

Corse du Sud

Tel : 04 95 71 02 30

E-mail : info@laplagecasadelmar.fr

 


Océan Indien

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Les Seychelles, archipel aux mille et une couleurs

 De la crique la plus sauvage à la plage la plus touristique, chacun trouvera au sein de l’archipel des Seychelles son Eden perdu, déguisé pour l’occasion en île paradisiaque.

Mahé, Praslin et La Digue… on croit souvent que les Seychelles se limitent à cela. Mais au-delà de ces trois superstars, l’archipel compte 115 îles et atolls. Granitiques ou coralliens (parfois les deux), ces bouts de paradis figurent parmi les plus anciennes terres émergées de la planète. Très longtemps préservé du tourisme de masse, le lieu a su conserver sa culture, sa nature et son rythme de vie. Le « temps des îles » comme on dit ! La population est le fruit d’un mélange de descendants de colons, d’esclaves et de marchands orientaux. On y parle le créole, mais aussi l’anglais et le français, si charmant avec cet accent propre aux Seychellois !

Les choses ont un peu changé dans les années 70, lorsque l’aéroport international s’est construit à Mahé. Le tourisme s’est développé et, petit à petit, l’urbanisme lui a emboîté le pas, mais avec le plus souvent une architecture parfaitement intégrée à l’environnement. De toute façon il serait bien difficile de détruire le charme des Seychelles puisque près de 50% du territoire est protégé, faisant partie de réserves naturelles terrestres ou maritimes. C’est dire à quel point cet endroit est un bijou de la nature.

La Vallée de Mai, à Praslin, et Aldabra (plus grand atoll émergé au monde) sont deux sites exceptionnels classés au Patrimoine mondial de l’Unesco. De nombreuses petites îles comme Grande Sœur ou Cousin sont restées sauvages et authentiques. Il faut payer une taxe (servant à leur l’entretien) si l’on souhaite fouler le sable fin de leurs plages. Végétation, poissons et coraux : l’archipel offre une palette de couleurs extraordinaire.

Un aquarium grandeur nature

Impossible, vous entendez ? Impossible d’aller aux Seychelles sans plonger ! En combinaison et bouteille ou avec la panoplie palmes, masque et tuba, vous découvrirez la richesse des fonds marins de l’océan Indien. Vous pourrez croiser quelques gros spécimens sans trop de peine : thon, raie et dauphin… Avec un peu de chance vous serez sur le passage de la migration des requins-baleines.

De nombreux centres de plongée vous attendent aux abords des plages, mais vous pouvez également vous rendre à l’office de tourisme pour en choisir un. Les fonds marins sont très protégés et les plongées d’autant plus splendides que la faune et les coraux sont abondants.

Un des musts en la matière reste l’île Coco. Entre Félicité et Les Sœurs ce spot pittoresque est le nec plus ultra. Interdit d’accès pendant une dizaine d’années pour permettre au récif corallien de se reformer, le parc marin national est aujourd’hui rouvert et les plongeurs sont tenus de le respecter. Poissons-anges, papillons ou perroquets, tortues de mer et napoléons, c’est ici que les réalisateurs du Monde de Némo ont dû venir chercher l’inspiration !

Un refuge pour les artistes

Aux Seychelles, tout le monde est un peu artiste, c’est l’atmosphère qui veut ça ! Parmi les plus talentueux, on compte George Camille, Seychellois pure souche, l’enfant du pays aux peintures naïves et colorées, et Michael Adams, un anglais tombé amoureux de l’archipel. L’un comme l’autre font partie des plus reconnus. Installé aux Seychelles depuis 1972, M.Adams vit depuis toujours au même endroit, à Mahé, dans sa « maison galerie » ouverte au public : Anse aux Poules Bleues. Ses toiles offrent une myriade de couleurs. Les immenses bambous, les maisons créoles et les animaux qu’il peint font aujourd’hui partie du patrimoine artistique de l’archipel. À tel point que la Reine Elizabeth l’a fait Membre de l’Empire Britannique en 2001 pour l’héritage artistique qu’il transmet. Alors si même la Reine aime les Seychelles.

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Praslin ou la vie sauvage

A seulement 45km de Mahé, celle que l’on surnomme « l’île des palmes » laissera dans votre esprit un souvenir indélébile. Tout est réuni pour rêver éveiller ! Vivre à Praslin, c’est un peu comme vivre un éternel dimanche. Prendre le temps est encore le meilleur conseil pour apprécier la beauté du paysage.

L’île n’est pas très grande mais offre un large choix d’hébergements. De l’hôtel 5 étoiles à la petite maison d’hôtes, Praslin reste maître en matière de diversité hôtelière !

Mais quand il s’agit de plage, il semblerait qu’Anse Lazio fasse l’unanimité ! Considérée par certains comme l’une des plus belles plages au monde, elle a tout d’une carte postale, sans la moindre retouche : sable blanc, eau turquoise à perte de vue, rochers de granite rose et végétation luxuriante. Même s’il s’est agrandit aujourd’hui et a donc perdu un peu de son charme, le Bonbon Plume, seul restaurant de la plage, propose une cuisine créole authentique dont un gâteau à la noix de coco à tomber par terre : étape immanquable du voyage !

La circulation à Praslin n’est pas vraiment dense, il est agréable d’arpenter les routes à vélo, à la découverte d’une crique cachée ou d’un sentir secret. Cependant attention, car l’île est très montagneuse et les routes ont tendance à grimper très rapidement. L’option location de scooter ou de voiture est bien sûr possible !

Un des autres attraits de Praslin est sa proximité avec beaucoup d’îles dont La Digue (15 min de bateau seulement) et sa célèbre plage Anse Source d’Argent. C’est un avantage quand on veut partir en excursion pour la journée.

Une forêt bien gardée

L’île de Praslin possède sur son territoire 20 hectares de végétation classés au Patrimoine mondial de l’Unesco : la Vallée de Mai. Avec son côté Jurassic Park, cette réserve surnommée le « Jardin d’Eden » recense un nombre incroyable de plantes endémiques, dont la plus connue d’entre elles est le cocotier de mer. Ce palmier produit la plus grosse graine du monde, une noix que l’on appelle aussi « coco-fesses » pour sa ressemble toute particulière avec un postérieur féminin ! Il est interdit d’en ramasser mais vous pourrez en acheter dans des magasins qui vous délivreront un certificat d’authenticité.

Infos : 

  • Y aller : Cinq compagnies assurent les vols vers Mahé au départ de Paris Charles de Gaulle. Vous n’avez pas besoin de visa mais à votre arrivée on vous demandera de présenter un passeport en cours de validité et un billet retour avant de vous remettre votre permis de séjour.
  • Santé : Aucun vaccin n’est obligatoire. L’eau du robinet est potable. Pensez à emporter un spray anti-moustique, une crème solaire haute protection ainsi que des chaussures en plastique pour marcher sur la plage à marée basse.
  • À savoir : Le décalage horaire est de + 3h en hiver et + 2h en été par rapport à la France. Le courant est de 220 volts mais les prises sont de type anglais. Pensez donc à emporter un adaptateur.
  • Attention : Il est interdit de ramener graines, plantes, animaux ou coraux ramassés sur la plage. Seuls sont autorisés les produits vendus dans les magasins avec certificat.

 


Afrique

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La Tanzanie, où la nature est reine

Avec sa superficie de 945 000 km2, la Tanzanie est trop vaste pour être découverte en une fois. Pour un safari, cap sur le nord et ses parcs exceptionnels dans lesquels l’homme se sent, tout à coup, tout petit.

C’est la réunification du Tanganyika et de Zanzibar qui a donné son nom à la Tanzanie ou, plus officiellement, à la République unie de Tanzanie. Les noms du Kilimandjaro, du Serengeti et du Nrogongoro évoquent à eux seuls la vie sauvage du pays. Dès l’arrivée à l’aéroport international, on sent l’ambiance changer : une émotion toute particulière émane des lieux. Le phénomène s’amplifie le lendemain, lorsque l’on prend la route, au départ d’Arusha, pour commencer le safari. C’est en partant vers l’ouest que vous traverserez les terres des Maasaïs, peuple d’anciens guerriers, aujourd’hui éleveurs de bétail. On les reconnaît facilement à leurs habits rouges à carreaux et aux imposants bijoux en perles dont ils se parent. Le voyage peut enfin commencer et le dépaysement total est assuré.

Petits parcs et grands animaux

Le parc national de Manyara couvre 330 km2, dont 250 km2 de lac. Malgré sa petite taille, il possède une végétation extrêmement variée. Les paysages sont parfois or et très secs avant de devenir, quelques centaines de mètres plus loin, verts et luxuriants. Cette diversité permet d’observer de nombreuses espèces d’animaux, et notamment, à certaines périodes de l’année, des milliers de flamants roses. C’est aussi « the place to be» pour qui veut contempler les hippopotames, car on peut les voir de beaucoup plus près qu’ailleurs. Manyara est une bonne introduction aux parcs nationaux car il présente un bon échantillon des animaux que l’on peut observer dans le pays, à l’exception des grands félins.

Un peu plus vaste, le parc du Tarangire est, quant à lui, le repaire des éléphants, des baobabs et des mouches tsé-tsé… Les inconditionnels du short/débardeur devront probablement modifier leurs habitudes vestimentaires ! Le soir venu, les camps et lodges situés dans les hauteurs du parc offrent une vue sur la savane baignée d’un coucher de soleil tel que l’on peut l’imaginer dans les rêves les plus fous.

Un volcan s’éteint…

La région du Ngorongoro, qui s’étend sur 8 300 km2, est très connue pour son cratère. Les falaises qui l’entourent, hautes de 600 m, emprisonnent dans la caldeira les animaux tels que des gnous, des zèbres et des buffles qui ne sont pas les plus doués en matière d’escalade ! L’aire de conservation du Ngorongoro est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ce parc offre une biodiversité incroyable. C’est souvent ici que l’on croise ses premiers lions et les rares rhinocéros. Cet ancien volcan de 20 km de diamètre, émerveille aussi par son paysage. Il est amusant d’observer l’orage localisé d’un côté de la caldeira pendant que l’on est à l’opposé, en plein soleil. Lorsque les pluies teintent de gris le fond vert dense des falaises, le site se transforme en une vraie peinture.

Le Serengeti, royaume des félins

Un troupeau d’éléphants qui chasse une famille de lions, un groupe de lionnes qui attaque un zèbre, les lionceaux qui accourent pour honorer le festin : voilà le spectacle fascinant qu’offre le parc du Seregenti. C’est un endroit mythique et, avec plus de 14 000 km2, il mérite une visite d’au moins deux jours, pendant lesquels on reste figé devant la puissance de la nature. Même les nuits dans les camps sont incroyables, rythmées par le rire des hyènes, juste à l’entrée de la tente. Le Serengeti est le sanctuaire de la faune par excellence.

Après avoir traversé tous ces parcs, vous pourrez sûrement vous vanter d’avoir vu le fameux big five : lion, léopard, buffle, éléphant et rhinocéros.

 

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Zanzibar, le joyau de l’Océan Indien

Des odeurs, des couleurs et un charme fou. Voilà ce qui caractérise le mieux cette île que l’on appelle Zanzibar. Avec Pemba, elles forment un archipel baigné par des eaux turquoise. Les marchés grouillent, les femmes ramassent les algues à marrée basse et les hommes reviennent de la pêche sur leur boutre encore traditionnelle. Zanzibar est l’héritière des cultures perse et indienne. De la cuisine aux paysages en passant par l’architecture, elle offre un spectacle à couper le souffle.

Au cœur de l’archipel

S’il y a une seule balade à faire, c’est bien une visite de la vieille ville, un endroit fascinant et surprenant. Pas question d’y aller en voiture : les ruelles sont tellement étroites qu’il est impossible de se déplacer autrement qu’à pied ou en vélo. C’est un vrai labyrinthe dans lequel on se perd la tête en l’air, pour admirer les balcons mais aussi les portes en bois sculpté, véritables emblèmes de Zanzibar. La ville de pierre (Stone Town) est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité. L’Unesco entreprend depuis plusieurs années un travail de restauration minutieux, car ces bâtisses de pierres et de coraux s’effondrent petit à petit.

Non loin de la vieille ville, il possible de faire le « Tour des épices ». Au cœur de l’île, vous passerez entre les plantations et les jardins. Là, vous pourrez voir, sentir et gouter le clou de girofle, dont la culture reste une des principales activités de l’île. Zanzibar en est le premier exportateur mondial. Poivre, noix de muscade, cannelle, gingembre, cacao : le guide vous expliquera toutes les utilisations traditionnelles des végétaux qui vous entourent. N’oubliez pas d’acheter quelques épices à la sortie, en guise de souvenir !

Il serait dommage de partir sans aller faire un tour au marché des Jardins de Forodhani. Bien qu’un peu touristique, c’est un endroit charmant et joyeux. Dès 18h, c’est un festival de cuillères, de casseroles en fonte, d’odeurs et de crépitements. Ce marché nocturne propose tout un tas de brochettes de viande, volaille et de fruits de mer (demandez tout de même à ce qu’elles soient bien grillées). Le plus étonnant reste la pizza de Zanzibar ! C’est à vous de la composer. C’est surprenant, différent et délicieux alors n’hésitez pas.

Infos :  

  • Y aller : De nombreuses compagnies aériennes assurent des vols entre Paris et Dar Es Salaam. Vous pouvez aussi organiser votre voyage, étape par étape avec une agence. Si vous voyagez entre le continent et Zanzibar, sachez que vous devez avoir un bagage souple de 15 kg maximum.
  • Argent : La monnaie locale est le shilling tanzanien, mais la plupart des lodges et des commerçants acceptent les dollars US. Emportez le maximum de petites coupures et sachez qu’il n’y a pas de distributeur dans la savane : mieux vaut être prévoyant !
  • À emporter : Des jumelles sont indispensables à un bon séjour : c’est le meilleur moyen d’observer les animaux sans les déranger. De même, un télé-objectif sera très utile pour faire de bonnes photos. Côté valise, préférez les manches longues et les pantalons pour éviter les coups de soleil et les piqûres des mouches tsé-tsé.
  • Santé : Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire. Le traitement antipaludéen est, quant à lui, fortement conseillé.